Apprivoiser le temps et avancer

J’avais dit que je n’achèterais pas Flow car son prix me semblait exagéré et son contenu me laissait dubitative. Mais dimanche, j’étais de mauvaise humeur et en le voyant à la caisse du supermarché de Pampa sur Marne, je me suis dit qu’il me ferait peut être du bien. Presque 7 balles le remède, mais toujours moins cher qu’une paire de chaussures ou qu’une séance chez Franck Provost. 

Et le premier article a résonné en moi, comme si quelqu’un avait enfin mis des mots sur ce que je veux dire quand je parle de cette angoisse du temps qui passe :



C’est exactement cela. J’en parlais avec ma collègue qui ouvrait de grands yeux, se disant que j’avais un grain peut être. C’est ça qui m’effraie. Ces occasions qui s’éloignent avec les années qui défilent, les regrets qui s’amoncèlent. Je me disais encore il y a 5 ans que j’avais le temps. Bien sur à 29 je l’ai encore mais il va falloir prioriser. Mettre l’accent sur ce que je veux faire dans les prochains mois avant de dire dans 20 ans « maintenant c’est trop tard ». Et comme je ne pourrai pas tout faire, je me promets de ne pas lâcher prise et de remettre à plus tard ce qui sera faisable mme plus âgée. Par exemple, apprendre la guitare, puisque je ne rêve pas de devenir rock star : ça peut attendre. 

Mais les choses qui me font vibrer (écrire ici ou plus secrètement pour un jour vous raconter des histoires), c’est pour maintenant. C’est marrant car en écrivant ces lignes, j’entends « Au bout de mes rêves », la lecture aléatoire peut être farceuse. 

La vie est éphémère, autant kiffer à fond. On s’emmerde avec des futilités, posons-nous pour savoir ce qu’on veut pour jalonner notre parcours : musique ? Cuisine ? Voyage ? Bien sur parfois c’est impossible. Moi mon rêve, c’est de publier un bouquin, autant dire une chance sur 100000. Mais j’essaie. Au moins j’aurais fait All In pour cette manche. Et puis c’est mon envie de l’instant T, peut être que dans 5 ans ce sera d’être prof d’anglais.

Et vous, c’est quoi vos rêves ? Qu’est ce qui vous fait vibrer ?

D.

Je suis cette fille

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Ma copine Astrid a lancé ça la semaine dernière et j’ai adoré lire son billet. En commentaire, je lui ai d’ailleurs dit que j’allais lui répondre à mon tour.

Je suis cette fille :

*Je suis cette fille qui tient la poubelle dans la main gauche, ses clés dans la main droite mais qui, une fois devant le container, jette les clés et reste comme une abrutie avec le sac dans la main #jaiunproblemedecoordination

*Je suis cette fille qui arrive toute guillerette dans le parking de l’hôtel de ville, se gare en marche arrière et explose son pare-brise arrière #jesperequejenesuispassurunbetisier

*Je suis cette fille qui trouve le moyen, dans un salon pro, de discuter avec le seul mec qui s’est fait virer à cause de son ancien boss #cestpasmafautesicetaitunescroc

*Je suis cette fille qui a voulu couper ses cheveux comme Alyssa Milano (ou Liza Minnelli) pile quand Diam’s a sorti son album. Bizarrement la référence me plaisait moins #chacunsaculture

*Je suis cette fille qui a tenté un blond à la Sharon Stone, avec une carnation à la Salma Hayek (ça m’a coûté un bras, j’ai failli faire un oedème et j’avais des croûtes au cuir chevelu) #plusjamais !

Voilà, vous savez (presque) tout ! Je suis cette fille gaffeuse, mais je me marre pas mal 🙂

D.

Quand elle n’est pas là

fano pesto

On cuisine bien, ensemble, non ?!

On a longtemps cru qu’il nous serait impossible de passer une nuit loin d’elle. Et puis on a muri, chacun a bien trouvé sa place et on l’a laissée s’envoler un peu.

Quand elle a émis le souhait de passer quelques jours chez son papy et sa mamy pendant les vacances, on ne s’est même pas posé la question et on a tout organisé avec mes parents (qui sont au top).

Alors, quand elle n’est pas là, on profite du silence et du calme.

On parle sans être interrompus toutes les deux minutes.

On ne s’énerve pas à table.

On prend le temps.

On se fait un resto à l’improviste.

On parle fort dans la maison mais parfois on se met à chuchoter comme des abrutis par habitude.

On fait un truc qu’on adore partager ensemble depuis toutes ces années : on cuisine tous les deux. Si je trouve le temps et l’énergie, il n’est pas impossible qu’un blog cuisine voit le jour. Mais je ne suis pas encore convaincue.

Bref, quand Miss G n’est pas là, on ne l’oublie pas. Mais nous, on s’oublie moins.

C’était mon mardi tout doux pour la jolie Maman at home.

Blogueuse, ça rime avec buse ?

Quand on ouvre un blog, on ne sait pas ce que ça va donner. Au départ, on souhaite partager, échanger et on se dit qu’on a des centaines de choses à raconter.

Puis on découvre les autres blogs, on les admire pour leur plume, et on voit qu’il y a des marques qui en sollicitent certains #megaclasse. Alors on se dit « bah pourquoi pas moi ? ». Et puis un jour, ça nous arrive. On reçoit des mails pour se voir proposer des partenariats, on est invité à des évènements sympa.

Je ne reviendrai pas sur une mésaventure sans gravité survenue hier, d’autant plus que j’ai peut-être ma part de responsabilité dans le problème de communication avec l’annonceur.

Mais je vais vous raconter un truc qui m’est arrivé l’année dernière et que j’ai trouvé très limite comme dirait l’autre : un soir de février 2014, je consulte la boîte mail de mon ancien blog. Surprise et satisfaction, une enseigne que j’affectionne depuis des années, pour qui j’ai été fournisseur (et avec plaisir), me propose de m’envoyer une box surprise.

Je n’en reviens pas, moi ! Mini blogueuse, bien loin des milliers de pages vues quotidiennement, loin d’être en Une Hello Coton chaque jour et à la ramasse niveaux commentaires ! Bien entendu, j’accepte et envoie mes coordonnées (en souriant car j’ai été stagiaire dans cette agence, exactement au même poste, nostalgie quand tu nous tiens).

Et j’attends. Et j’attends. Et… je vois fleurir sur les réseaux sociaux des photos de cette fameuse box, arrivée chez les comparses blogueuses. Mais toujours rien chez moi. Je suis parfois naïve, la Seine et Marne c’est limite l’étranger, ça va peut être mettre plus de temps.

Mais toujours rien. Alors je mets ma fierté de côté et envoie un mail en demandant si ma box (que je n’ai absolument pas demandé, je le rappelle) ne s’est pas perdue.

Et je reçois la réponse. Qui me laisse sans voix : en résumé, ils m’ont oubliée (limite ils ont failli ajouter qu’ils ne savaient même pas pourquoi ils me l’ont proposée) et puis de toutes façons, ils n’en ont plus. Néanmoins, pour me dédommager, ils m’envoient des petits cadeaux et je recevrai la prochaine box. HA HA HA. Je voulais répondre que c’était ultra vexant et que ce n’était pas la peine, et puis j’ai eu peur de passer pour une diva qui fait un caprice. Et puis c’est sympa, ils m’envoient un truc, je ne vais pas jouer ma relou (n’importe quoi).

Les mois passent, j’attends la box. Même scénario, elle arrive chez beaucoup de monde mais pas chez moi. Je leur renvoie un mail, silence radio. Puis finalement je parviens à avoir une réponse via les réseaux sociaux : c’est la faute de la stagiaire qui est partie depuis (je connais cette excuse, on s’en sert au bureau), et comme ils n’ont pas de boîtes pour tout le monde (scoop), bah je ne l’aurai pas. Oh wait, j’ai l’impression de faire ma gratteuse et je déteste cela.

J’ai écrit une réponse, je l’ai effacée car je la trouvais trop cassante et j’ai envoyé un truc plus soft en expliquant l’historique et que je ne comprenais pas leur mode de fonctionnement. Mais avec cette année de recul, j’aurais du leur dire de m’effacer de leur fichier. On ne va pas se mentir, c’est très agréable de recevoir des cadeaux dans sa BAL le soir. De se dire que la passion qui nous anime pour tenir ce blog ne laisse pas tout le monde de marbre et qu’on a peut être un petit potentiel qui plaît. Et dans le même temps, à quoi ça sert tout ça ? Comment doit-on prendre le fait d’être mis de côté alors qu’on n’a rien demandé au départ ? Est ce que le nombre de cadeaux reçus est proportionnel à toute l’énergie qu’on met dans notre blog ?

Je le dis clairement, je continuerai à accepter les (très très rares) propositions qui me sont faites et qui me font plaisir. Mais je garderai en tête que ce blog, c’est mon plaisir à moi. Et peu importe la marque qui fait un truc limite, je ne prendrai plus de gants. Quitte à me griller. De toutes façons, je ne suis personne dans cette immensité qu’est la blogo. Mais je suis moi !

D.

 

Le week end fou

On a fait un truc tellement dingue ce WE, que je n’en suis toujours pas revenue. Oh, je ne vais pas vous raconter un Séjour à l’étranger ou un dîner dans un restaurant étoilé, loin de là.

Ce WE, pour la première fois depuis des semaines, des mois, des années même : on n’a rien fait. Enfin, on a bricolé dans la baraque (billet à venir sur le fameux adage « il y a toujours quelque chose à faire dans une maison, c’est du boulot ! ») et je me suis activée du balai mais concrètement, si on me demande ce qu’on a fait niveau vie sociale, la réponse est : rien.

Et deuxième truc de dingues, on a dormi jusque 09h, on s’est même réveillés avant la miss. On a pris un petit dej en amoureux dans le calme (« Maman mais t’as deza bu ton café ??? »).

Ma vie sociale ces deux derniers jours c’est résumée à mon homme et ma fille. En mangeant des crêpes devant La reine des neiges (punaise liberez-là pour de bon). En prenant le temps de parler de nous (huhu) comme des ados. En jouant à Croque’ Carotte. En faisant les cons. En mettant dans notre tête des images qui deviendront des souvenirs les jours où on aura besoin de réconfort.

Un WE banal, sans originalité mais nécessaire pour se ressourcer.

Je vous souhaite une belle semaine *-*

D.

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Est ce que ça fait de moi une connasse ?

Oui, titre un peu racoleur, je sais. Néanmoins, je me pose réellement la question quand je lis par exemple La femme parfaite est une connasse (qui m’a bien fait rire il faut l’avouer). Même si je suis gaffeuse, même si j’ouvre toujours la boîte de médocs du côté de la notice ou que j’ai une poisse à rendre Pierre Richard chanceux comme un cocu, je me suis retrouvée également dans la description de la connasse.

Copyright Simon Gerzina Photography

Copyright Simon Gerzina Photography

*Je me préfère avec 3 kilos en moins qu’en trop.

*J’aime cuisiner et quand on me complimente sur un plat, je réponds que ce n’est pas difficile, j’ai juste suivi la recette.Et c’est totalement vrai. Pas besoin d’en faire plus, il suffit de mettre les ingrédients dans l’ordre et la magie opère.

*J’aime faire le ménage et que ma maison soit rangée. C’est comme ça, sinon ça me stresse et je ne me sens pas à l’aise. Même si personne ne vient. Ca doit venir de ma mère, je pense, et je le vis bien.

*Je fais des listes pour rester organiser. Sinon, je pars dans tous les sens et je me perds. Donc je m’angoisse.

*J’aime avoir les ongles vernis et je fais des retouches si besoin pour que ce soit nickel. Sinon… vous avez compris ? (oh je rigole là hein).

*Je suis capable de retoucher mon brushing plusieurs fois pour pas avoir des bosses derrière la tête

*J’aime bien les belles choses alors certains trouvent cela superficiel mais avec les années, j’ai appris à me détacher totalement du regard des autres et à assumer ce que je suis. Je ne dis pas que je possède des trucs de ouf, juste que j’apprécie les regarder, même si je ne me les offre pas forcément.

*Ha et ma voiture aussi : faut qu’elle soit propre, au moins à l’intérieur. Le pire, quand on y pense, c’est que ça ne me gêne pas de passer l’aspirateur pour enlever les résidus de goûter de la miss.

A côté de ça, je suis souvent habillée freestyle pour déposer ma môme à l’école, je remplis le cahier de vie le dimanche à 19h54, quand j’ai les cheveux gras je les attache pour cacher la misère, l’extérieur de ma voiture est actuellement dans un état proche de l’Ohio et en ce moment, je suis plus à 3 kilos de trop que de moins. Ça compense ?!

D.

L’ombre du doute

Copyright Rudolf Vlcekpxcm

                 Copyright Rudolf Vlcek

Parfois tu te lèves et tu pourrais déplacer des montagnes avec tes petits bras. Tu te dis que rien n’est impossible et qu’il faut provoquer la chance. Si les autres y arrivent, pourquoi pas toi ?

Même avec le froid qui te mords les joue tu ne ressens que la chaleur qui t’enveloppe grâce à la certitude qui grandit en toi.

Et puis, ce petit con arrive. Il vient tapoter sur ton épaule en te rappelant qu’il ne faut jamais jurer de rien et ne pas trop espérer des châteaux en Espagne. Pourtant t’en vois des châteaux en ce moment avec tous les Disney qui tournent chez toi. C’est peut être pour ça que tu rêves trop d’ailleurs.

Tu essaies de le chasser à coup de bottes mais il est tenace et petit à petit il parvient à éteindre le feu qui te faisait avancer. Pour ne laisser place qu’au froid, celui qui te mordait et qui maintenant t’angoisse.

D.

PS : un billet un peu décousu, mais qui devait sortir. Belle semaine les amis.

Le billet qui sert à rien

#jesuischarlie

Je pense ne jamais oublier, tout comme vous, ce que je faisais quand l’info de la fusillade est tombée. Je n’ai jamais lu Charlie Hebdo, d’ailleurs je ne lis pas la presse nationale pour des raisons qui sont les miennes et dont vous vous fichez très certainement.

Ce mercredi, dans mon petit village avec ma fille fraîchement récupérée de l’école, j’avais complètement oublié que l’horreur pouvait exister dans notre pays et à notre époque. Depuis ce midi, les images tournent en boucle et la nausée est toujours là. « Mais qu’est ce qu’il se passe Maman ? ». Lui cacher les extraits, bien sur. Ne pas afficher une mine trop grave parce que le propos n’est pas de l’inquiéter. Faut-il lui en parler ? Lui avouer que la vie n’est pas comme dans ses dessins animés où les gentils finissent toujours par éradiquer le Mal ?

Nous élevons nos enfants dans un monde devenu plus que fou, où des hommes (peut-on les appeler ainsi ?) décident de tuer ceux qui ont des idées qui leur déplaisent, au nom d’une idéologie qui les anime.

Pourtant je les voyais bien les militaires dans les gares ces dernières semaines, bien plus nombreux que d’ordinaire. Mais je me disais que c’était à cause des vacances, qu’il y avait des renforts car beaucoup de voyageurs. Je me disais que ça ne pouvait pas nous arriver en France.

Et pourtant… en face de moi ont défilé toute la journée des images à vomir, tandis que de l’autre côté du salon, dans son cocon, mon enfant regardait Rox et Rouky. Avec son doudou et son pouce collé dans la bouche (je n’ai même pas eu la force de lui demander d’arrêter avec ce fichu pouce). J’étais face à l’horreur et à côté de l’innocence. J’aurais bien aimé avoir trois ans et demi moi aussi.

D.

PS : rien ne peut qualifier ce qu’il s’est passé ce matin. Ce billet ne sert à rien, si ce n’est à mettre des mots sur une atrocité qui me (nous) hante depuis des heures.

Quand il reste les souvenirs

Crédits : Pamela N. Martin

Crédits : Pamela N. Martin

Le jour de Noël, le téléphone qui sonne pour prévenir qu’une tante ne va pas bien. C’est son premier Noël depuis que tonton est parti, le 1er décembre. C’est encore tout frais, elle réalise à peine que son compagnon depuis 50 ans ne sera plus jamais là. Alors forcément, ce sont des fêtes particulières.

C’est avec grand plaisir que nous avons passé l’après midi du 25 (presque) tous ensemble, en évitant de prononcer les mots qui serrent le coeur. Et puis rapidement, on se raconte des souvenirs et on rit. On rit à vouloir en pleurer, ce serait de circonstance mais on se contient. On se rappelle des anecdotes, des histoires vieilles d’il y a vingt ans et on s’en souvient comme si c’était hier. Ca fait chaud au coeur mais on se rend compte qu’il manque quelqu’un pour rire de tout ça avec nous, avec sa voix grave et son accent qui chante l’Italie.

Notre tata a bien ri malgré son chagrin. Parce que l’espace de quelques heures, on a mis le deuil de côté. Quand les proches partent, il ne reste que les souvenirs alors en cette période de fêtes, je vous souhaite de vous en créer des tas.

D.

Le ras le bol

Je n’en peux plus. Je suis agacée, excédée, outrée, scandalisée – oui carrément.

A ce jour, il m’est impossible de chercher une série en streaming sans se retrouver assaillis de pop up porno. Parfois, ce sont des images avec de « vraies » gens, parfois ce sont des mangas, ou des espèces de bandes dessinées (sont fantaisistes ces annonceurs) mais c’est toujours du porno. Du glauque. Du dégueulasse. Et puis ça vous saute aux yeux : PIF PAF BOUM le pop up porte bien son nom.

Et non, je ne surfe pas sur des sites douteux, simplement sur ceux qui proposent mes feuilletons (coucou Mamy je parle comme toi). Du grand public (à moins que Grey’s Anatomy soit passé du côté obscur de la force sans que je ne le sache).

Quand ce n’est pas des scènes de seske, c’est des appels à l’adultère : « viens chatter avec moi, je cherche un plan », « viens retrouver les femmes infidèles de ta ville ».

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Est-il possible de mater une série « tout public » sans se faire polluer ? Est ce qu’on peut laisser les gens fidèles tranquilles ? Sérieusement, je me demande si ce genre de pubs intempestives sont rentables pour les annonceurs. Et que se passe-t-il quand on n’est pas au courant de ce délire, et que notre marmot est dans les parages ?

S’il vous plait, messieurs (mesdames ?) les webmasters, arrêtez ! J’ose imaginer qu’une personne qui cherche du hard ira directement sur les sites qui en proposent. Merci d’arrêter de nous polluer.

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Aller, je vous laisse. Je vais me laver les yeux.

D.