C’était un jeudi

Ce jour-là il faisait doux. Je n’ai pas voulu faire mon brushing (la seule fois en quasi 9 mois) et j’ai fait des fajitas végétariennes pour ma mère et ma meilleure amie.

Un peu crevée et à la cool, de toutes façons ce n’était pas pour aujourd’hui.

Je me rappelle très bien l’odeur qui flottait dans ta future chambre, celle de la lessive pour peaux sensibles et des meubles tous neufs.

Je me souviens de mes pieds qui n’en étaient plus et de la baguette de pain achetée chez Martin (juste au coin de la rue où ton papa et moi avions commencé notre vie à deux) en accompagnant mon amie à la gare. Elle avait insisté pour que je prenne mon téléphone avec moi en sortant, au cas où je perdrais les eaux seule sur le retour. Mais de toutes façons ce n’était pas pour aujourd’hui j’ai dit.

Le soir ton papa s’est couché pas trop tard et moi j’ai papoté sur MSN avec une vieille copine. Je me suis plainte de brûlures dans le ventre et elle m’a dit « si ça se trouve, tu vas accoucher ! ». Mais non voyons, je suis sûre que ce n’est pas pour aujourd’hui.

Mais c’était pour le lendemain.

Ce 31 mars fut ma dernière journée de jeune femme sans enfant, le dernier jour de la première partie de ma vie.

En arrivant ce 1er avril 2011, tu m’as permis de faire une magnifique farce à notre entourage. Tu m’as jetée dans le grand bain du reste de ma vie, le début de notre petite famille.
Tu m’as révélée, tu m’as fait douter et tu m’as poussée dans mes retranchements depuis trois ans. Mais tu m’as surtout donné une force que je ne connaissais pas jusque là.

Un jour peut être, tu liras ces lignes. Alors je voudrais que tu ressentes tout ce qui ne peut pas se nommer tellement c’est intense. Un jour tu comprendras.

Tu as fait de moi une maman et je ne saurais jamais assez t’en remercier.

Ta Maman Débooooraaaaaah, comme tu aimes m’appeler en ce moment *-*

13.04.11a

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Pourquoi on ne nous dit rien ?

Je sais : je l’ai déjà dit et je le répète souvent, un enfant ce n’est pas QUE du bonheur.
Il semblerait que (presque) tous les parents soient d’accord, mais force est de constater la persistance de cette conspiration.
En même temps, je fais ma grande, mais je ne me vois pas sortir ce qui va suivre à une copine sur le pont d’accoucher. D’ailleurs, E., oui TOI ! File d’ici et reviens dans quelques semaines, quand ton bébé sera là !
Il y a eu plusieurs naissances autour de moi ces derniers jours et je me suis plongée dans les souvenirs du tout début avec ma fille. Cette émotion unique lors de la rencontre, ce sentiment de bonheur intense et incomparable… Alors ça, on m’en avait parlé. En revanche, on m’avait tu certains autres faits pourtant ô combien intéressants :
-la fatigue, dès le début ! je me souviens encore de la première nuit à la mater, je dormais profondément (il fallait tout de même récupérer !) et tout à coup, des petits cris ! Ha mais Oui, le baby is out, il faut le nourrir ! Là, tu as le choix entre prendre ton temps (en même temps, tu es un peu en kit alors tu ne vas pas non plus faire le marathon) et te lever doucement ou te magner le cul avant que la sirène de l’estomac qui meurt de faim ne se déclanche
-le stress : merde, merde, comment on fait avec le biberon tout prêt ???? ha, on enlève l’opercule puis on visse la tétine / oh non j’ai mis mes doigts sur le goulot, mon bébé va attraper pleins de microbes non ? Ha non, il crie encore plus fort, bon aller je lui donne quand même (en vrai tu prends un autre bib’ pour avoir la conscience tranquille)
-les pleurs. Pas ceux du bébé, mais les tiens. Tu vas pleurer, avoir le blues, te dire que tu regrettes, que tu aimais bien être enceinte et que maintenant c’est fini… Tu vas dé-pri-mer.
-les pleurs de bonheur. Deux secondes après la déprime, tu réaliseras comme ton corps est merveilleux d’avoir donné la vie (comme si tu étais unique) ; tu verras ton petit bout et tu pleureras de joie devant son petit minois. 
-la haine : tu vas détester tous ceux qui te disent des trucs à la con genre « petits enfants, petits soucis« . Bien sur, mais là je n’ai pas envie d’imaginer mon enfant en mode ado rebelle, vois-tu Madame Dekoijmemêle? J’aimerais régler dans un premier temps ses problèmes de coliques, RGO and co qui pour moi, actuellement, sont de GROS soucis. Merci.
-le désespoir : pourquoi les autres s’en sortent et pas MOIIIIII ? Alors petite confidence : on est toutes / tous dans la même merde le même bateau et il n’y a pas de meilleur / moins bon parent. Chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a.
Et malgré touuuuuut ça, je rêve d’un deuxième enfant (dans quelque temps)… Comme quoi, c’est pas si terrible et… ça vaut le coup !
G.M

Tout ce que j’aimerais qu’elle comprenne




Depuis sa naissance, je m’ adresse à Miss G comme a une grande fille. Je lui ai rarement parlé en langage bébé.

Je lui ai toujours expliqué les fois ou je ne me sentais pas bien, mais sans rentrer dans les détails ; je lui dis aussi quand je suis heureuse.
Je suis convaincue que les enfants ressentent les choses et qu’ il ne faut rien leur cacher (dans la limite du raisonnable). Mais je suis Lucide et je sais aussi qu’ils ne peuvent pas tout comprendre.


Et parfois, j’aimerais que ma fille me comprenne quand je lui dis :


-que si je suis moins patiente le soir, c’est parce que la journée a été dure mais que je l’aime fort


-que si je la reprends quand elle fait des bêtises, c’est parce que je l’aime et que je dois lui fixer des limites pour qu’elle ait des repères dans la vie


-que j’ ai l impression de me voir petite en la regardant et que j’en suis trop fière !


-qu’ elle a les expressions de son papa et que ça lui va trop bien


-que même si j’ étais déjà très heureuse avant, ma vie n’ était pas aussi belle sans Elle. Elle a bouleversé ma vie, dans le meilleur sens du terme qui existe. 


G.M

Elle a des manies, ma Nana – La transmission du quotidien

L’autre soir, la nounou de miss G m’a annoncé : « votre fille adooooore les lingettes ! Elle nettoie les poupées et les meubles ». Ha bon ??? (oui, je suis une sale pollueuse, tu peux le dire : je suis une dingo de la lingette).

Tiens tiens…. Je sais que les petits nous imitent dès leur plus jeune âge et jouent à être comme Nous, les grands, mais je dois dire que plus j’observe ma fille et plus je suis bluffée. Elle prend grand soin de ses poupons, les nettoie avec son Brumisateur et ses carrés de coton. Et tient à leur mettre des couches (je ne t’apprends rien en te disant que c’est là que j’interviens pour mener à bien l’opération).

Elle ne supporte pas d’avoir les mains sales, ni que la table sur laquelle elle mange soit souillée.
Il faut qu’elle mette le capuchon sur son biberon une fois qu’elle a finit son petit dej.

Elle a plein de petites manies, ma nana.

J’aime l’ordre mais j’ai renoncé depuis quelques temps à mon côté maniaque, impossible à vivre en gardant sa santé mentale avec un enfant en bas âge.
Je ne pense pas frustrer ma fille avec ça, généralement elle est dans sa chambre lorsque je m’active du plumeau ou de la lingette. Mais force est de constater qu’elle reproduit le peu qu’elle voit, et avec fierté.

Elle participe également avec plaisir au rangement de sa chambre. Et, vu ce qu’elle arrive à faire en très peu de temps, c’est plutôt cool de sa part. Juge par toi-même :

Et chez vous, comment se passe le processus d’identification ?

G.M

Paie ta parade !

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Donc j’ai amené Miss G chez Disney…. Petits papillons dans le ventre en voyant les illuminations du 20ème anniversaire, car il y a 20 ans, j’y suis effectivement bien allée, mais avec mes parents !

Comme nous avons été invitées par Orange (merci, d’ailleurs !), nous nous sommes payé le luxe de n’y aller qu’après la sieste pour voir la parade (et vu la crise qu’elle m’a tapé dans le parking car c’était l’heure du goûter, je ne me voyais pas faire le monde des poupées et le small, small world, sans m’en prendre à un personnage de la bande).

Déjà, la parade devait commencer à 17h mais Cendrillon avait encore du paumer sa chaussure car on les a attendu pendant 20 minutes. Et faire attendre une enfant de 18 mois pile au même endroit pendant tout ce temps, c’est un exploit !!!!!

Mais quand ça a commencé, j’avoue m’être régalée et avoir perdu 20 ans le temps d’un quart d’heure, tellement j’étais émerveillée. Miss G, elle, ne semblait pas trop convaincue par tous ces princes en collant et ces princesses qui faisaient « coucou », jusqu’à ce qu’arrive le char de Simba et Baloo. Alors là, les yeux de ma fille se sont écarquillés, elle était bouché bée !! Tellement contente de voir ses héros préférés de si près et en plus, réunis ! (ba ouai, Le Roi Lion + Le Livre de la Jungle sur le même char, on ne pouvait rêver mieux. En même temps, fallait s’en douter, ils sont tous deux de la jungle).
Par contre, moi je me suis moins marrée quand il a fallu lui expliquer que non, ils ne reviendraient pas et qu’ils étaient repartis dans les vestiaires la jungle.

Bref, je me suis retrouvée avec une gamine hurlant « BAAAAAAAA » (comprenez : Simba et Baloo, elle les appelle tous deux comme ça), se tordant dans sa poussette.

Et à cet instant, j’ai compris pourquoi la parade avait lieu en fin de journée, parce que passer tout l’après midi comme ça, merci mais non merci !!

Enfin, je dis ça, mais j’étais ravie de la lui avoir montré, et comme je voulais qu’elle en garde un bon souvenir, j’ai filmé. Alors du coup, elle peut revoir ses potes de la savane quand elle veut ^^.

Et vous, Disney avec les petits, vous avez testé ?

G.M

De l’instinct maternel….

Je ne sais pas si ça existe, ce fameux instinct maternel.

Je ne sais pas si ma fille m’adresse un message subliminal pour avoir un petit frère.

Je ne sais pas si elle deviendra pédiatre.

Mais je sais qu’elle prend bien soin de son bébé !

(photo prise sur le vif pendant un après midi où Miss G semblait très occupée dans sa chambre).
G.M

Love, love me do… et si elle ne m’aimait pas ?

Même si Miss G est comme mon ombre (elle me suit partout) et mon miroir (elle m’imite parfaitement), elle n’est pas très câline avec moi. 
Bien souvent, quand je veux lui faire un bisou, elle fait « non » avec sa tête, alors qu’elle se précipite vers son papa en criant de joie pour l’embrasser (Oedipe, je te vois au loin).
Je dois reconnaître qu’après le bain, nous avons notre petit rituel d’habillage pendant lequel elle me fait un gros câlin, mais c’est tout. On dirait que ça la gave, les bisous-bisous / calin maman.
Peut être ma fille n’est-elle pas très démonstrative. Mais toute à l’heure, je lui ai dit Tu sais que Maman t’aime ?!!! Et toi, tu m’aimes ? Et là, le coup de grâce : NON !.
Bon, je replace les choses : Miss G n’a que 18 mois et il est évident qu’elle ne connaît pas le concept de l’amour. Je me doute qu’elle n’a pas répondu à ma question, qu’elle est dans la période du non etc (d’ailleurs elle commence à savoir dire oui, j’avais donc une chance sur deux !)
Mais je me suis dit : et si ma fille ne m’aimait pas, plus tard ? Il y a tellement d’ados rebelles, haineux envers leurs parents. On dirait qu’ils ont oublié les moments de douceurs avec leurs Papa-Maman. Les moments heureux en famille. Mais que leur est-il arrivé ? A quel moment tout a déraillé ?
Je n’aurai jamais de réponse, chaque cas étant particulier. 
Il ne me reste plus qu’à faire en sorte qu’avec ma fille, nous restions sur la même route aussi longtemps que ce sera possible.
G.M