Une nouvelle, un concours

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Voilà, voilà. Je n’ai jamais participé à de concours de blogs, ça me gonfle de faire la course à « qui a le meilleur blog de l’année ».

Néanmoins, je me suis inscrite pour la deuxième année consécutive au concours littéraire d’Aufeminin.com. A la clé ? Un stage d’écriture ! Vous le savez, j’ai ce projet fou d’écrire mon roman…

Alors je vous copie la nouvelle que j’ai rédigée pour le concours ici. Si elle vous plaît, je vous invite à cliquer ici pour voter (sur le bouton j’aime FB) et pourquoi pas, à la partager :

« Partir en vacances seule était ce qui lui était arrivé de mieux cette année. Elle avait besoin de se ressourcer et d’oublier ces mois chaotiques. Il lui avait fallu du courage pour se débarrasser de ce pervers narcissique qui lui avait gâché la vie pendant trop de temps.
Ne plus y penser… Passer à autre chose pour de bon. Ses yeux se posèrent sur l’écran où défilaient les clichés des autres clients de l’hôtel, pris par la photographe sur la plage. Elle était étonnée de voir à quel point les gens se prêtaient au jeu et prenaient la pose avec plus ou moins d’aisance. Elle était incapable de faire ça. Et tandis qu’elle méditait sur les raisons de cette gêne face à un objectif, elle le vit : le mec du métro.
 
 
Était ce bien lui ? Crâne rasé, barbe naissante, yeux verts, oui c’était bien lui. Leur rencontre avait été brève mais intense. Plongée dans un roman, elle se laissait bercer par la rame entre quelques stations avant d’arriver au travail. Le chauffeur avait du effectuer un freinage d’urgence et elle avait relevé la tête, surprise par cet arrêt brutal. Et c’est alors qu’elle aperçu ce regard intense posé sur elle. Il était juste en face, sur son strapontin et ne la quittait pas des yeux. Il la dévorait même. Elle se retourna discrètement, cherchant s’il n’avait pas d’yeux pour quelqu’un d’autre. Dieu qu’il était beau. Jamais un homme aussi beau ne l’avait regardée. La rame repartit pour s’arrêter à la station suivante. Elle restait interdite face à lui, comme hypnotisée puis ça fit tilt: il fallait qu’elle descende, elle était arrivée ! Elle sauta hors du métro, juste avant que les portes ne se referment et se retourna. Le jeune homme était maintenant contre la vitre et la regardait, tandis que la rame s’éloignait. Elle avait hésité à l’attendre ici, au cas où il ferait demi-tour puis elle s’était trouvée ridicule. On ne voyait ça que dans les films ! Combien de fois avait elle refait son film à elle, s’imaginant l’aborder, aller boire un verre avec lui pour ne plus le quitter. Et maintenant il était là, dans le même hôtel et s’était laissé prendre en photo. C’était forcément un signe du destin, il fallait qu’elle le retrouve pour ne pas laisser passer sa chance une seconde fois.
Elle prit son courage à deux mains pour s’adresser à la photographe en baragouinant dans la langue locale et acheta la photo. Il fallait qu’elle le retrouve, qu’elle lui dise qu’elle n’arrivait pas à se l’enlever de la tête depuis des mois. Elle lui proposerait de dîner ensemble le soir même et se confierait à lui, mais trop pour ne pas lui faire peur. Juste assez pour lui donner envie de la protéger et de ne pas lui faire de mal. Elle se jetterait enfin à l’eau, même si ne devait pas durer. Mais d’ailleurs qui savait ? Et si c’était le bon ?
Elle répéta environ vingt fois la même question en montrant la photo aux employés de l’hotel, gesticulant quand elle n’arrivait pas à se faire comprendre : avez-vous vu cet homme ? De l’extérieur, la scène lui aurait fait penser à une parodie de film policier, dans laquelle elle tiendrait le rôle de l’agent secret raté. Et enfin, une femme en tailleur lui répondit « il vient de taper un scandale dans le hall de la réception parce que son car n’est pas arrivé, ça fait deux heures qu’il l’attend ».
Les dieux étaient avec elle ! Se félicitant intérieurement pour les séances de jogging qu’elle s’imposait trois fois par semaine, elle couru aussi vite que possible.
Quand elle arriva enfin sur la scène où se jouerait son destin, les fauteuils de la réception étaient vides. A travers la baie vitrée, elle vit un car s’éloigner. Il était parti. »
D.

 

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