J’ai (enfin) vu sur la route de Madison

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Parmi les choses que j’avais envie de réaliser en 2014 il y avait : voir Sur la route de Madison. Quand on voit qu’au début de ce mois d’avril, c’est la seule chose réalisée, le reste semble difficilement faisable dans les délais impartis mais bref passons. J’en avais tellement entendu parler de ce film qu’il fallait que je me fasse mon idée.

J’ai profité d’une soirée foot pour m’installer face à la cheminée et appuyer sur play. Bon on était un peu mal partis : moi les films sur l’infidélité ça ne m’émeut pas, ça m’énerve. Parce que je trouve que ç’a tendance à banaliser la chose, ou même à la rendre romantique alors qu’en réalité ce n’est qu’une horreur pour tous les acteurs de ces épisodes de vie (du côté des trompés surtout).

Mais comme d’habitude, Mr Clint Eastwood a sorti l’artillerie lourde (haha facile celle là…) et la magie opère. Limite j’ai oublié qu’il s’agissait de ça.

Le film commence au décès de l’héroïne. Ses enfants prennent connaissance de ses dernières volonté sans comprendre et finissent par découvrir une lettre dans laquelle elle leur explique pourquoi elle veut que ses cendres soient dispersées sur le pont de Roseman. La narration commence et Meryl Streep crève l’écran en agricultrice / mère de famille. Elle est sublime.

Nous sommes donc dans la campagne profonde des années 60 en Amérique et Francesca voit son mari et leurs enfants partir à un concours agricole. Son mari est très attentionné malgré une routine bien installée mais elle se languit de se retrouver seule quatre jours (on connaît toutes ça non ?!).
Tandis qu’elle s’occupe après leur départ, un photographe vient lui demander la route pour le pont de Roseman. Il travaille pour le National Geographic et a une série de photos a réaliser dans la région. Francesca propose à Robert de l’accompagner et la suite, vous la devinez. Ils vont passer des heures à discuter, rire, se remettre en question et… s’aimer. Pendant 4 jours. Ils savent que leur histoire est impossible, ce qui donne lieu à une dispute saisissante de vérité. Richard repartira le dernier jour en coup de vent, il n’y a pas de scène d’adieu larmoyante. Et puis le lendemain, sous une pluie battante en ville, Francesca le verra. Elle est dans sa voiture et lui, trempé jusqu’aux os, la regarde. Ses yeux lui crient « pars avec moi ». Et tandis que le mari de Frannie redémarre et se retrouve derrière la voiture du photographe au feu rouge, on se demande si elle va descendre. Le feu passe au vert et Richard ne démarre pas, il l’attend. Elle met sa main sur la poignée, la serre de toutes ses forces (pour s’empêcher de l’ouvrir ou pour tenter de le faire ?). Mais elle finira par rester sur son siège et verra son amour partir pour des terres lointaines.

Ce n’est pas leur brève histoire qui m’a touchée. C’est le choix de Francesca de rester auprès de sa famille, même si elle brûle toute entière de rejoindre Robert dans son pick up et tout plaquer. De voir qu’elle a accompagné son mari jusqu’à sa mort et que celui ci lui a confié « je sais que je tu avais des rêves, je ne les ai pas réalisés mais je t’aime de tout mon cœur ».
Elle tentera après le décès de son mari de retrouver Richard mais tooooo late, il a quitté le National Geographic (c’est dingue de se dire qu’aujourd’hui elle aurait sûrement pu le retrouver avec le net…). Un beau jour, elle reçoit un paquet avec les effets personnels de Richard qui vient de mourir. Elle voit qu’il n’a cessé de l’aimer : il a fait éditer un album des photos prises d’elle durant leur idylle, a gardé le petit mot qu’elle lui avait écrit pour l’inviter à dîner. Il lui lègue ses appareils photos. C’est la seule femme qu’il n’aie jamais aimée.
Ses enfants aussi m’ont touchée car en lisant les premières lignes de la confession de leur mère, ils sont en colère. Comment ? Leur sainte mère a péché ?? Sous leur toit en plus ! Mais au fil de leur lecture, ils la pardonnent et finissent par respecter sa dernière volonté : elle leur explique qu’elle a donné sa vie à sa famille et elle souhaite donner à Richard ce qu’il reste d’elle en faisant disperser ses cendres sur le pont qui a vu naître leur amour.

Et elle demande aussi à ses enfants d’aimer la vie et ses merveilles. Ce que ces derniers feront en se re-centrant sur eux-même, sur leurs envies et sur leur famille.

Est-il utile de préciser que mon nez piquait et que je ne voyais plus rien à la fin… C’était magnifique, un film à voir !

D.

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10 réflexions sur “J’ai (enfin) vu sur la route de Madison

    • D. dit :

      Figure toi qu’avant de lire le résumé, j’avais en tête Out of Africa ! N’ayant pas vu ce dernier, il faut que j’y remédie 🙂
      Et Titanic alors là…….. On me perd complètement !

  1. lacigaleoulafourmi dit :

    J’ai vu ce film à une époque où je n’étais pas encore mère et je vivais chez mes parents.
    Il m’avait pourtant ému aux larmes et beaucoup donné à réfléchir.
    Il est à voir, j’ai même envie de le revoir pour cette atmosphère moite et très particulière qu’il dégage.

  2. Virginie B dit :

    c’est simple, c’est mon film préféré, je l’ai vu 10 fois au moins et à chaque fois je termine en larme faut dire que l’interprétation est sublime ! une belle histoire

    • D. dit :

      ho oui qu’elle est belle cette histoire ! et pourtant comme je dis dans le post, je suis contre toutes les histoires d’amour autour de l’infidélité, ça a tellement fait de mal autour de moi.
      Mais là…… là…….. ❤

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